gabriele gelormini

La p’tite interview : Gabriele Gelormini

Portrait

11 janvier 2023

Gabriele Gelormini est le nouvel invité de notre rubrique » La P’tite Interview. Titulaire de 973 succès depuis ses débuts, le driver de 31 ans habite dans le Calvados, au Pré-d’Auge, située à quelques kilomètres de Lisieux. Ce dimanche 15 janvier à Paris-Vincennes, le natif de Turin, en Italie, sera au départ du Prix d’Amérique Races ZEturf Qualif #6 – Prix de Belgique avec Décoloration.

Pourquoi tu es devenu driver ?
Mon père est entraîneur de chevaux. Depuis tout jeune, j’ai toujours trotté dans l’écurie. C’était quelque chose de logique à mes yeux. Nettement plus logique que de devenir jockey, vu mon gabarit (rires).

 

Ta première victoire en France ?
C’était à Alençon, le 9 mai 2010 avec Red Love, pour l’entraînement de Jean-Michel Bazire. C’était une course où je me suis fait avoir au départ mais que le cheval a totalement rattrapée. Red Love était bon et le pilote est resté dessus (rires).

 

Ta première victoire à Paris-Vincennes ?
Le 14 juin 2011 avec Secret de Chenu pour Jean-Michel Bazire. Comme à Alençon, je n’avais pas été le plus inspiré mais il avait bien gagné. C’est toujours un plaisir de gagner pour Jean-Michel Bazire et la casaque de Monsieur Moureaux.

 

Que représente Vincennes à tes yeux ?
C’est le Graal de notre profession. Nous sommes privilégiés de courir tous les jours sur cet hippodrome. Je me sens très chanceux de driver ici. Gagner c’est déjà beau mais gagner à Vincennes, c’est encore une autre saveur.

 

Les chevaux qui t’ont marqué lors du meeting d’hiver ?
Je dirais Varenne. Il a gagné d’une façon rare le Prix d’Amérique Legend Race. Il allait tout en force, à la manière des champions. Il a gagné partout, c’est une véritable star dans le monde entier. Il a une carrière magique.

 

Ton meilleur souvenir de meeting d’hiver à titre personnel ?
Billie de Montfort lors de la Qualif #5 – Prix de Bourgogne en décembre 2019. Elle n’était pas trop attendue et c’est tellement une adorable jument. Je vais ajouter Kompostel et Instrumentaliste qui sont les chevaux de grande qualité pour l’avenir.

 

Ton hippodrome préféré ?
Vincennes et Cabourg. Vincennes car on y passe énormément de temps. Sur cet hippodrome, on prends le temps de voir tous nos collègues. Cabourg également car c’est à côté de chez moi et c’est un endroit sur lequel il y a beaucoup d’ambiance. J’y ai également une belle réussite en tant que driver.

 

Ton meilleur pote dans les courses hippiques ?
Je dirais Yoann Lebourgeois et François Lagadeuc. Nous faisons souvent la route ensemble et on s’entend super bien. Après, je m’entends bien avec tout le monde en général.

 

Décoloration sera en piste dimanche 15 janvier dans la Qualif #6 – Prix de Belgique. Peut-elle enfin obtenir son ticket ?
Elle le mérite en tout cas. Nous sommes passés proches à deux reprises. Cela ne va pas être plus facile mais il y aura des chevaux qui vont peut-être faire moins fort à quinze jours de l’échéance. On va y aller à fond pour se qualifier !

 

Qu’est-ce que représente driver un Prix d’Amérique Legend Race ?
C’est la récompense d’une année. Nous travaillons tous très dur pour cela. Ce serait également génial car je suis bien armé également dans le reste de la réunion. Ce serait la cerise sur le gâteau.

 

Que peut-on te souhaiter pour l’année 2023 ?
D’abord la santé. J’aimerais poursuivre la belle saison 2022 que j’ai faite. Il faut continuer sur cette lancée. Je ne cours pas derrière un Sulky d’Or mais le jour où j’aurai l’opportunité, je tenterai de la saisir à fond.