Le Grand Prix d’Amérique, une course mythique et cinématographique

Le Grand Prix d’Amérique, une course mythique et cinématographique

Actualités

20 janvier 2020

Le Grand Prix d’Amérique offre chaque année son lot de suspense et de rebondissements sous une mise en scène bien précise. Des acteurs prestigieux assurent à la course légendaire le meilleur casting possible. Autant de termes issus du cinéma qui rappellent que le sport hippique se veut avant tout un spectacle haletant.

Le plus ancien film de la course du Grand Prix d’Amérique que nous avons à notre disposition remonte à 1930, 10 ans seulement après la création de l’événement. Amazone B avait triomphé. Les images que nous avons retrouvées se focalisent toutefois sur Uranie, troisième de cette édition, et lauréate en 1926, 27 et 28. Un premier choix de mise en scène déjà… La jument de Valentino Capovilla a été la première star trotteuse de l’Histoire. C’est elle qui crevait l’écran à l’époque. D’innombrables vedettes inoubliables lui ont évidemment succédé. Ourasi, avec ses quatre succès dans le Championnat du Monde au Trot attelé, occupe toujours la première place au palmarès.

Comme un véritable film, le Grand Prix d’Amérique possède tout d’abord son décor, son plateau de tournage. Il se nomme l’Hippodrome Paris-Vincennes et propose aux meilleurs trotteurs de la planète de s’affronter sur son fameux mâchefer, appelé encore cendrée, chaque dernier dimanche de janvier. Les concurrents, chevaux et pilotes, jouent leur partition sur l’exigeant parcours des 2 700 mètres de la Grande Piste, avec ses larges courbes et surtout sa redoutable montée, là où se situe souvent le nœud de l’intrigue.

Au final, le Grand Prix d’Amérique se conçoit comme le film d’une vie entière pour de nombreux professionnels. Drivers, entraîneurs, propriétaires et éleveurs rêvent d’y participer, d’y décrocher un rôle. L’apothéose serait de ravir la victoire et d’en devenir le héros. On se prépare pendant de longues années pour espérer figurer à l’affiche, mais les acteurs de l’épreuve reine ne sont que 18 au maximum. Des stars propulsées favorites s’y présentent armées d’une ambition dévorante, mais elles se font parfois éclipser par des supposés figurants, inattendus, que leur talent et l’incertitude de la compétition propulsent en quelques instants au rang de vedettes. Le scénario n’est jamais écrit à l’avance.

Dimanche 26 janvier 2020, environ 40 000 personnes présentes à Paris-Vincennes et plusieurs millions de téléspectateurs dans 36 pays regarderont un film unique, un court métrage de seulement 3 minutes et une dizaine de secondes mais au dénouement toujours palpitant : la course du Grand Prix d’Amérique.

Visionnez les images du Grand Prix d’Amérique en 1930 avec Uranie via ce lien.