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Retrouvez le quinzième épisode de l’Oeil des Pros, le podcast 100% analyse, 100% pro, consacré à l’analyse du Prix de Paris Marathon Race. Animé par Dimitri Blanleuil, avec les professionnels Gilles Curens, Charley Mottier, Thierry Duvaldestin et un nouveau venu, Quentin Passalboni, qui passent au crible les forces en présence dans la troisième et dernière manche des Ultimate Finals.

jag de bellouet

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Le Prix de Paris « Marathon Race », programmé dimanche 28 février à l’Hippodrome Paris-Vincennes, clôturera la compétition Prix d’Amérique Races ZEturf. Ce Groupe I sera aussi le troisième Ultimate Final, après le Prix d’Amérique « Legend Race » et le Prix de France « Speed Race ». Les champions s’affronteront sur 4 150 mètres, soit deux tours de la Grande Piste parisienne, un très long parcours qui convient parfaitement aux concurrents qui brillent aussi au monté, l’autre discipline du Trot. Plusieurs ténors des courses sous la selle ont remporté le Prix de Paris « Marathon Race » par le passé. L’avant-dernier épisode est consacré à Jag de Bellouet.

Sujet précoce, Jag de Bellouet effectue ses débuts au trot monté, dévoilant vite un gros potentiel. Il remporte un Groupe II à 3 ans, dès sa cinquième sortie. Le pensionnaire de Christophe Gallier se montre toutefois souvent fautif. Son entourage l’essaye alors à l’attelé en janvier 2001, à 4 ans. Il signe rapidement une première victoire dans cette discipline et se hisse parmi l’élite. Il enlève un Groupe II en novembre. Il lui manque encore la consécration : un succès dans un Groupe I. Il lui faut encore attendre trois ans. La gloire arrive enfin le 18 janvier 2004, et pas dans n’importe quelle course. Jag de Bellouet triomphe dans le Prix de Cornulier, le championnat du monde sous la selle qu’il gagnera trois fois en tout. Il ne va plus quitter le plus haut niveau par la suite, peu importe la spécialité. Le cheval bai enchaîne par une splendide troisième place dans le Prix d’Amérique « Legend Race », puis un accessit d’honneur dans le Prix de France « Speed Race ».

Arrive le 15 février 2004. Jag de Bellouet reste sur trois prestations en seulement quatre semaines dans les plus grandes confrontations. Il s’aligne cependant dans le Prix de Paris « Marathon Race ». Le crack alors âgé de 7 ans patiente en début de parcours, puis prend résolument l’avantage à environ 1 000 mètres du but. Au sommet de son art, Jag de Bellouet s’impose détaché de ses adversaires. Cette victoire est la première d’une impressionnante série de 13 ! La dernière a lieu dans le Prix d’Amérique « Legend Race », le 30 janvier 2005. Après 115 courses et 36 succès et de multiples exploits parmi l’élite, Jag de Bellouet tire sa révérence sportive le 28 janvier 2007, à l’âge de 10 ans. Il deviendra un très bon étalon. Chica de Joudes, qui dispute le Prix de Paris « Marathon Race » ce dimanche, fait partie de sa production.

Visionnez la victoire de Jag de Bellouet dans le Prix de Paris « Marathon Race » 2004 ci-dessous :

davidson du pont

Ecrit par & déposé en vertu de Analyse .

Disqualifié dans le Prix de France « Speed Race », Davidson du Pont (photo ci-dessus) va-t-il se racheter dans le Prix de Paris « Marathon Race » ? Délia du Pommereux peut-elle signer un nouvel exploit ? Quels sont les trotteurs capables de déjouer les pronostics dans cette épreuve singulière ? En nous appuyant sur les résultats des 10 derniers Prix de Paris, nous avons tenté de dresser le profil-type d’un « Marathon Race winner ». Voici le résultat de nos investigations.

L’INDICE PRIX D’AMÉRIQUE : la référence absolue

Les trotteurs ayant joué un premier rôle dans le récent Prix d’Amérique « Legend Race » sont évidemment à surveiller de près dans la « Marathon Race ».

Le profil idéal : Il ou elle a terminé dans les 6 premiers du Prix d’Amérique « Legend Race » quelques semaines plus tôt.

C’était le cas de 9 des 10 derniers lauréats du Prix de Paris « Marathon Race ». En 2018, le podium de cette course était composé de 3 chevaux (Bird ParkerBélina JosselynBriac Dark) qui cochaient cette case.

Edition 2021, ils remplissent ce critère : DIABLE DE VAUVERT – DÉLIA DU POMMEREUX – BAHIA QUESNOT – DAVIDSON DU PONT

 

L’INDICE APTITUDE 1 : tenue plus que correcte exigée

Long de 4.150 mètres, le Prix de Paris « Marathon Race » ne convient pas nécessairement à tous les trotteurs. Dans cette course, on peut notamment se fier à ceux ont déjà fait étalage de leur tenue.

Le profil idéal : il ou elle a déjà gagné sur une distance égale ou supérieure à 3.000 mètres.

Les 8 derniers lauréats du Prix de Paris Marathon avaient ce profil. Parmi eux Lionel qui, avant son succès en 2016, avait triomphé sur les 4.150 mètres d’Enghien à l’occasion du Prix de Buenos Aires.

Edition 2021, ils remplissent ce critère : VALZER DI POGGIO – DÉCOLORATION – ÉTONNANT – MONI VIKING – FLAMME DU GOUTIER – CARAT WILLIAMS – DAVIDSON DU PONT

 

L’INDICE APTITUDE 2 : d’une « Marathon Race » à l’autre

Avoir déjà concouru et brillé dans le Prix de Paris « Marathon Race » est également un atout. C’est ce que confirme le passé récent de ce Groupe I.

Le profil idéal : Il ou elle a terminé dans le top 5 de la précédente édition du Prix de Paris.

Depuis 2017, 9 des 12 trotteurs ayant fini sur le podium du Prix de Paris « Marathon Race » s’étaient ainsi signalés dans cette même course un an plus tôt. Exemple récent : respectivement 1er et 2ème en 2020, Bélina Josselyn et Tony Gio formaient déjà le couplé gagnant de l’édition 2019.

Edition 2021, ils remplissent ce critère : TONY GIO – DÉLIA DU POMMEREUX

 

L’INDICE FILIÈRE : la garantie meeting d’hiver

Les derniers vainqueurs du Prix de Paris avaient tous déjà de solides références dans le circuit des Prix d’Amérique Races.

Le profil idéal : Il ou elle a remporté le Prix d’Amérique « Legend Race » ou l’une des 6 Qualifs quelques semaines plus tôt.

Les 8 derniers lauréats du Prix de Paris présentaient cette caractéristique. Caractéristique partagée par les 2 premiers de cette course en 2017 : Bold Eagle et Briac Dark.

Edition 2021, ils remplissent ce critère : FÉERIE WOOD – DIABLE DE VAUVERT – DÉLIA DU POMMEREUX – DAVIDSON DU PONT

 

L’INDICE DRIVER : Bazire dans son jardin

Le Prix de Paris « Marathon Race » est une course qui requiert un grand sens tactique. Dans cette épreuve, on peut notamment faire confiance au plus « Kasparov » des drivers français.

Le profil idéal : Il ou elle est piloté(e) par Jean-Michel Bazire

Comptant 7 succès dans ce Groupe I, « JMB » a aussi remporté 4 des 7 derniers Prix de Paris « Marathon Race », dont les deux plus récentes éditions avec Bélina Josselyn.

Edition 2021, il remplit ce critère : DAVIDSON DU PONT

 

L’INDICE FRANCE : une maille à l’envers, une maille à l’endroit ?

Ils se disputent sur la Grande Piste de Vincennes en février. Mais le Prix de France « Speed Race » et le Prix de Paris « Marathon Race » sont deux épreuves très différentes (distance à parcourir, mode de départ). Et il n’est pas rare de voir des trotteurs remporter la « Marathon Race » quinze jours après avoir échoué (avec parfois des circonstances atténuantes) dans la « Speed Race ».

Le profil original : Ils ont participé au dernier Prix de France « Speed Race » et n’ont pas réussi à terminer dans le Top 5 de cette course.

C’était le cas de 6 des 9 derniers gagnants du Prix de Paris « Marathon Race » et notamment de Bélina Josselyn, lauréate 2019 et 2020. Avant ces deux succès, la championne s’était montrée fautive dans le Prix de France deux semaines plus tôt.

Edition 2021, il remplit ce critère : DAVIDSON DU PONT

 

L’INDICE GAINS ET VICTOIRE : riche et en forme, de préférence

Dans cette course, les chevaux ayant accumulé le plus de gains en compétition ont une excellente réussite. Surtout ceux qui ont gagné récemment.

Le profil idéal : Il ou elle fait partie des 2 chevaux les plus riches de l’épreuve et a gagné une de ses trois dernières courses.

7 des 10 derniers lauréats du Prix de Paris présentaient cette double caractéristique. Composant le couplé gagnant de la course en 2018, Bird Parker et Bélina Josselyn correspondaient à ce profil.

Edition 2021, ils remplissent ce critère : DAVIDSON DU PONT – BAHIA QUESNOT

 

L’INDICE GAINS ET ÂGE : attention, surprise possible

Il faut se méfier des trotteurs de 6 et 7 ans parmi les moins riches de cette course. Ces chevaux sont parfois en retard de gains et peuvent donner du fil à retordre aux « millionnaires ».

Le profil idéal : Il ou elle a 6 ou 7 ans et affiche moins de 750.000 euros de gains en compétition.

Depuis 2016, le podium du Prix de Paris « Marathon Race » est composé d’un trotteur présentant ce profil. Exemple : Lionel qui avait triomphé en devançant Bold Eagle, favori de l’édition 2016.

Edition 2021, ils remplissent ce critère : HARD TIMES – VALZER DI POGGIO – FÉERIE WOOD – VIOLETTO JET – ÉTONNANT – FLAMME DU GOUTIER

 

L’INDICE CRITÉRIUM DES 5 ANS : une autre course-référence

Le Critérium des 5 ans sacre chaque année le meilleur trotteur de sa promotion sur 3.000 mètres. On relève une connexion entre cette épreuve et le Prix de Paris « Marathon Race ».

Le profil idéal : Il ou elle a terminé dans les 3 premiers du Critérium des 5 ans quelques mois ou quelques années plus tôt.

5 des 7 derniers gagnants du Prix de Paris portaient ce label Critérium des 5 ans. Lauréate des 2 dernières éditions du Prix de Paris, Bélina Josselyn avait terminé 2ème de ce Critérium en 2016.

Edition 2021, ils remplissent ce critère : FLAMME DU GOUTIER – CARAT WILLIAMS – DÉLIA DU POMMEREUX – DAVIDSON DU PONT

 

L’INDICE FORME : le paramètre succès récent

Pour s’imposer dans ce marathon, la classe et l’aptitude ne suffisent pas. Ici, le paramètre forme doit être pris en considération.

Le profil idéal : Il ou elle a gagné une de ses deux dernières courses.

4 des 6 derniers vainqueurs du Prix de Paris Marathon Race avaient ce profil. Le couplé gagnant de l’édition 2015 de cette course était formé de trotteurs (Up And QuickAnna Mix) qui présentaient cette caractéristique.

Edition 2021, ils remplissent ce critère : DÉCOLORATION – VIOLETTO JET – MONI VIKING – FLAMME DU GOUTIER – DÉLIA DU POMMEREUX.

 

SYNTHESE

Cochant ici de très nombreuses cases, DAVIDSON DU PONT devance aux points DÉLIA DU POMMEREUX. FLAMME DU GOUTIER a aussi des « arguments statistiques » à faire valoir dans ce Prix de Paris « Marathon Race ». Derrière ce trio, MONI VIKING, qui a déjà fait étalage de sa tenue en Scandinavie, est un candidat au podium à prendre très au sérieux.

 

moni viking

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On commence à y voir plus clair concernant les protagonistes du Prix de Paris « Marathon Race », qui se disputera ce dimanche 28 février à l’Hippodrome Paris-Vincennes. De 29 engagés, la liste s’est réduite à 16 partants probables, dont 9 sont associés à un driver, ce qui signifie une participation quasi certaine. Qualifiés pour les Ultimate Finals de la compétition Prix d’Amérique Races ZEturf, Féérie Wood, qui n’a pas de pilote mais dont l’entourage a confirmé la présence, Diable de Vauvert (dans le même cas que la précédente), Moni Viking (notre photo), Delia du Pommereux, Bahia Quesnot (plus incertaine) et Davidson du Pont sont toujours sur les rangs. Autres concurrents presque sûrs : Valzer Di Poggio, Decoloration, Violetto Jet, Etonnant, Flamme du Goutier et Tony Gio. Décoloration, Violetto Jet et Flamme du Goutier effectueraient leurs débuts dans la compétition Prix d’Amérique Races ZEturf. Les partants définitifs seront validés demain jeudi.

Voici la liste des 16 partants probables et les drivers déclarés :

1HARD TIMES
2VALZER DI POGGION. BAZIRE
3DECOLORATIONT. LE BELLER
4FEERIE WOOD
5VIOLETTO JETF. NIVARD
6JERRY MOM
7DIABLE DE VAUVERT
8ETONNANTA. BARRIER
9MONI VIKINGP. VERCRUYSSE
10FLAMME DU GOUTIERTHEO DUVALDESTIN
11CHICA DE JOUDES
12TONY GIOY. LEBOURGEOIS
13CARAT WILLIAMS
14DELIA DU POMMEREUXE. RAFFIN
15BAHIA QUESNOT
16DAVIDSON DU PONTJ.M. BAZIRE
dream with me

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Le Prix de Paris « Marathon Race », programmé dimanche 28 février à l’Hippodrome Paris-Vincennes, clôturera la compétition Prix d’Amérique Races ZEturf. Ce Groupe I sera aussi le troisième Ultimate Final, après le Prix d’Amérique « Legend Race » et le Prix de France « Speed Race ».  Les champions s’affronteront sur 4 150 mètres, soit deux tours de la Grande Piste parisienne, un très long parcours qui convient parfaitement aux concurrents qui brillent aussi au monté, l’autre discipline du Trot. Plusieurs ténors des compétitions sous la selle ont remporté le Prix de Paris « Marathon Race » par le passé. Poursuivons cette série avec Dream With Me.

En début de carrière, alors entraîné par Jean-Pierre Dubois, Dream With Me, cheval peu précoce, se consacre uniquement au trot attelé, signant plusieurs victoires à un niveau intermédiaire. Après avoir rejoint l’effectif d’Alain Roussel, mentor redoutable avec les chevaux montés, il se révèle pleinement dans cette spécialité à l’âge de 5 ans, en septembre 1996, quand il prend une quatrième et une cinquième places dans des épreuves de Groupe I, le Prix de Normandie et le Prix des Elites. Commence alors son ascension fulgurante. Il enregistre six succès d’affilée face aux meilleurs sous la selle et trouve la consécration suprême le 19 janvier 1997, en remportant le Prix de Cornulier, championnat du monde de la discipline.

A l’attelé, face aux ténors, l’alezan ne compte qu’un trophée, à Lisieux. C’est donc avec un certain manque de références qu’il s’aligne le 15 février 1998 dans le Prix de Paris « Marathon Race ». Vainqueur d’un second Prix de Cornulier un mois auparavant, Dream With Me parvient à triompher quasiment de bout en bout, certes de peu, mais avec un réel courage. Il devance les vedettes du moment : Abricot du Laudot, Défi d’Aunou, Capitole, Cygnus d’Odyssée et Balou Boy. C’est le seul Groupe I au trot attelé qui figure à son superbe palmarès.

Dream With Me se produit en compétition encore pendant quelques mois, puis dispute sa dernière course le 25 décembre de la même année. Une blessure l’oblige à stopper sa carrière. Il décède prématurément au haras, à 10 ans, en 2001.

Visionnez la victoire de Dream With Me dans le Prix de Paris Marathon Race 1998 ci-dessous :

up and quick

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1 – Nombre de victoire dans la course d’Eric Raffin, l’actuel Sulky d’Or. C’était en 2012 avec Roxane Griff. Il sera associé cette année à Délia du Pommereux avec laquelle il vient de remporter le Prix de France « Speed Race » après avoir conclu quatrième du Prix d’Amérique « Legend Race ».

2 – Comme le nombre de tours de la Grande Piste de l’Hippodrome Paris-Vincennes à couvrir dans cette compétition de longue haleine (4 150 mètres) justifiant son nom de Marathon Race. Deux, c’est aussi le nombre de courses disputées dans l’année sur ce parcours forcément atypique.

4 – Depuis 1990, seulement quatre trotteurs d’origine étrangère ont remporté le Prix de Paris : Piper Cub en 1990, Remington Crown en 1999, Maharajah en 2011 et Lionel en 2016.

5 – Comme le nombre de juments au palmarès de l’épreuve depuis 2000. Bélina Josselyn, dernière en date et tenante du titre, a même réalisé un doublé en 2019 et 2020.

7 – Le nombre de victoires de Jean-Michel Bazire en tant que driver dans la course. Il est, parmi les pilotes en activité, le plus titré.

17 – Comme le nombre d’années qu’il faut remonter pour trouver le dernier auteur du doublé Prix de Cornulier – Prix de Paris lors du même meeting. Il s’agissait en l’occurrence de Jag de Bellouet en 2004. Cette année, Bahia Quesnot tentera de l’imiter.

29 – Comme l’écart en années depuis le dernier enchaînement réussi Prix des Centaures – Prix de Paris « Marathon Race ». Il est à l’actif de Vivier de Montfort en 1992. Cette année, Flamme du Goutier tente le même pari. En 1992, Vivier de Montfort avait conclu en outre deuxième du Prix de Cornulier comme… Flamme du Goutier.

1’13’’5 – La réduction kilométrique record du Prix de Paris « Marathon Race » établie par Up And Quick (notre photo) en 2015.

1989 – L’année où le crack Ourasi a participé pour la seule fois de sa carrière au Prix de Paris « Marathon Race », qu’il remporta en rendant 25 mètres à Rêve d’Udon. La distance était alors de 3 200 mètres.

2017 – L’année où Bold Eagle a réussi le triplé Prix d’Amérique « Legend Race » – Prix de France « Speed Race » – Prix de Paris « Marathon Race », soit le défi de l’UItimate, appelé à l’époque Triple Couronne. C’est le seul trotteur à l’avoir réussi au XXIe siècle. Ils sont quatre au total dans l’histoire à l’avoir réalisé : Gélinotte (1956 et 1957), Jamin (1959), Bellino II (1976) et Bold Eagle (2017). Aucun candidat ne peut prétendre cette année à l’exploit puisque le Prix d’Amérique « Legend Race » a été remporté par Face Time Bourbon, qui sera absent dimanche, et le Prix de France Speed Race par Délia du Pommereux.

vivier de montfort

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Le Prix de Paris « Marathon Race », programmé dimanche 28 février à l’Hippodrome Paris-Vincennes, clôturera la compétition Prix d’Amérique Races ZEturf. Ce Groupe I sera aussi le troisième Ultimate Final, après le Prix d’Amérique « Legend Race » et le Prix de France « Speed Race ».  Les champions s’affronteront sur 4 150 mètres, soit deux tours de la Grande Piste parisienne, un très long parcours qui convient parfaitement aux concurrents qui brillent aussi au monté, l’autre discipline du Trot. Plusieurs ténors des compétitions sous la selle ont remporté le Prix de Paris « Marathon Race ». Continuons cette série avec Vivier de Montfort.

Champion polyvalent, Vivier de Montfort obtient ses premières grandes victoires au trot monté. En 1991, il remporte le Prix du Président de la République, un Groupe I qui constitue l’une des plus prestigieuses épreuves du calendrier. Le pensionnaire de Christian Bigeon se classe également deuxième du Prix de Cornulier édition 1992, le championnat du monde de la discipline, et triomphe dans la foulée dans un autre Groupe I, le Prix des Centaures. Son entourage tente alors le pari osé de le présenter pour la première fois dans un Groupe I à l’attelé. Il participe au Prix de Paris « Marathon Race », le 23 février 1992. Coup d’essai, coup de maître pour le cheval bai. Mené par son entraîneur Christian Bigeon, il s’impose brillamment devant les vedettes du trot attelé de l’époque, notamment Ultra Ducal, deuxième du Prix d’Amérique « Legend Race » un mois plus tôt, Queila Gédé, lauréate de l’épreuve reine en 1989, et Queen L, qui gagnera le Prix d’Amérique l’année suivante. Et surtout, Vivier de Montfort est l’un des rares cracks à avoir gagné le Prix de Paris « Marathon Race » à l’âge de 5 ans. Ils ne sont que 5 à l’avoir fait, lui et Gélinotte (1956), Jariolain (1958), Picardy (1964) et le précité Ultra Ducal (1991).

Vivier de Montfort eut une belle mais très courte carrière. Il se produisit en compétition seulement trois saisons, entre 1990 et 1992, pour 17 victoires en seulement 32 courses. Des ennuis de santé l’ont contraint à quitter la scène hippique prématurément. Au haras, il devint un excellent reproducteur, donnant plusieurs excellents trotteurs. Il s’est éteint en août 2018.